Un voyant aide la police

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Un voyant aide la police

Message par Passiflore le Jeu 30 Mar - 18:27

Le cas Gérard Croizet
 
Les affaires criminelles et les disparitions de personnes ont souvent attiré des voyants désireux d'aider la police à les résoudre.
Mais aucun n'a jamais atteint la célébrité et l'efficacité du Hollandais Gérard Croizet (1909-1980).
Durant trente ans, Gérard Croizet mène une étrange existence de cobaye de laboratoire, de guérisseur et de consultant bénévole dans des cas de disparitions accidentelles ou criminelles de personnes.

Naissance d'un détective psychique

Les pouvoirs paranormaux de Gérard Croizet se manifestent dès l'âge de six ans et se poursuivent tout le long d'une enfance malheureuse et marquée par une santé déficiente.
Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle il fait deux séjours en camp de concentration, il se convainc que ses talents de clairvoyant peuvent enfin donner un sens à une vie jusque-là des plus ternes.
Il assiste un jour à une conférence donnée par un célèbre parapsychologue, le Pr Tenhaeff, de l'Université d'Utrecht, et se propose alors de lui servir de sujet pour des expériences.
C'est le début d'une association sans faille entre les deux hommes.
En mars 1949, la justice hollandaise demande au Pr Tenhaeff s'il peut faire venir un de ses médiums au tribunal de Hertogenbosch pour une ténébreuse affaire de meurtres d'enfants.
Avant même d'arriver au tribunal, Croizet résume à Tenhaeff les grandes lignes du cas.
La vérité des détails fournis (même s'ils ne conduisent pas à la condamnation du principal suspect) étonne juges et policiers, lesquels ne cesseront dès lors de faire appel à lui, jusqu'à sa mort.


Voyance par téléphone

Parmi les centaines de cas qui ont vu l'intervention de Gérard Croizet, deux résument assez bien ses dons de voyance exceptionnels.
Le premier intervient en février 1961 lorsqu'une enfant de quatre ans, Edith Kiecorius, disparaît à New York.
La police de la ville, qui soupçonne un enlèvement par une femme repartie ensuite à Chicago, demande au Hollandais de venir.
Il refuse et demande seulement une photo de l'enfant et un plan de New York.
Par téléphone, il révèle que la fillette est morte, décrit précisément l'endroit où elle a été vue vivante pour la dernière fois ainsi que le tueur.
Sur la base de ces informations, confirmées par d'autres sources, la police abandonne la piste de Chicago et reprend les recherches à New York dans le quartier décrit par Croizet.
Elle finit par retrouver le corps torturé de l'enfant ainsi que le tueur, qui correspond exactement au portrait dressé par le voyant.
En avril 1963, un jeune garçon disparaît à La Haye.
Croizet, consulté encore une fois par téléphone, affirme qu'il est mort noyé et qu'il se trouve près d'un pont.
Le 19 avril, il donne plus de précisions sur le lieu de la noyade, mais révèle que le corps a dérivé et qu'il sera retrouvé le mardi suivant, deux ponts plus loin.
Les journaux de La Haye publient entre-temps l'information et, le jour dit, le 23 avril, le corps est finalement découvert là où Croizet l'a annoncé.


Un médium sous les feux de la rampe

Si sa renommée mondiale le remplit visiblement de satisfaction, Gérard Croizet ne tire aucun profit pécuniaire de son talent.
Il partage son temps entre sa maison, transformée en une sorte de cabinet médical où il exerce ses dons de guérisseur, et les laboratoires du Pr Tenhaeff, où il est testé sans cesse, des années durant, sur ses facultés de précognition.
Croizet raconte que ses visions lui viennent sous forme d'images et qu'il est grandement aidé par la présence d'un objet ayant appartenu à la personne disparue.
Etrangement, ces images, en noir et blanc si la personne est vivante, passent en couleur si elle est morte.
Il arrive qu'elles soient d'un réalisme si saisissant qu'il en reste choqué.
Il préfère s'occuper des disparitions accidentelles plutôt que des meurtres, car il avoue craindre d'accuser quelqu'un par erreur.
Les archives montrent que sa réussite avoisine les 80 % lorsqu'il s'agit de retrouver les victimes, mais lui-même affirme que, dans 90% des cas de meurtres sur lesquels il a enquêté, il n'a pu découvrir le coupable, tout en fournissant cependant des indices importants à la police.
En cela au moins, il ne diffère pas d'autres clairvoyants moins connus ayant eu aussi à travailler sur des cas criminels...


Publié  par Fée le 27 octobre 2005
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