La malédiction du pharaon Toutankhamon

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La malédiction du pharaon Toutankhamon

Message par Passiflore le Ven 14 Avr - 16:32


C'est en 1922, dans la Vallée des Rois, en haute Égypte, que fut découverte la plus grande trouvaille archéologique par un archéologue du nom de Howard Carter.
La tombe de Toutankhamon est la seule tombe royale d'un pharaon du Nouvel Empire jamais mise à jour avec tous ses trésors reposant là depuis trois mille ans trois cents ans.
Mais ses ouvriers le préviennent, une malédiction est attachée à la sépulture, ceux qui la violeront mourront.
Or, peu de temps après, plusieurs personnes ayant pris part à l'expédition moururent dans d'étranges circonstances.
Malédiction ou coïncidence ?

Le début de l'aventure

Jeune dessinateur et aquarelliste anglais, Howard Carter est un personnage hors du commun.
Autodidacte, passionné d'égyptologie, c'est à dix-sept ans, en 1890 qu'il trouve un emploi au British museum.
Il est chargé de faire des copies de hiéroglyphes, là commence vraiment la naissance de sa passion.
En 1891, il est envoyé sur le terrain et débarque pour la première fois au Caire.
Il apprend "sur le tas", en particulier comme assistant du célèbre égyptologue Flinders Petrie et du célèbre Suisse Edouard Naville, deux brillants explorateurs.
Il ne se contente pas de son travail de copieur et d'aquarelliste, mais apprend rapidement l'écriture hiéroglyphique et devient un chercheur et un égyptologue éminent.
Neuf ans plus tard, Gaston Maspero, conservateur du musée du Caire, lui confie un poste d'inspecteur des antiquités ; ses rapports difficiles avec les amateurs venus visiter les fouilles lui font renoncer à cette fonction l'année suivante.
Sans emploi, il ne se résout pas à rentrer en Angleterre.
En 1906, Maspero lui présente lord Carnarvon, homme riche passionné d'égyptologie.
Il se fait attribuer une concession de fouilles et engage Carter.
Dès la première année, les deux hommes et leur équipe découvrent la tombe d'un prince de la XVIIème dynastie, pillée mais où subsiste un certain nombre d'objets encore intacts.
Cela décuple l'enthousiasme du lord, d'autant que Carter lui expose son raisonnement qui est le suivant :
En effet, il a étudié tout ce qui a trait à ce site prestigieux qu'est la Vallée des Rois et où furent enterrés en grande pompe les plus célèbres pharaons du Nouvel Empire égyptien entre 1600 et 1100 environ av. J.-C.
Il a dans l'idée que la Vallée, sise au pied de la Montagne d'Occident, derrière les grands temples funéraires thébains, en face de Karnak, n'a pas livré tous ses trésors.


Il a passé en revue les travaux effectués depuis le XVIIIe siècle sur les hypogées royaux qui s'enfoncent dans la roche.
Il connaît les explorations des pionniers de l'archéologie.
Il a épluché toutes les publications des explorateurs.
Il avait établi des listes de pharaons et mis en regard les tombes qu'ils occupaient.
Il demande donc à Carnarvon de reprendre la succession de l'Américain Davis qui venait de trouver une cache secrète avec entre autres un coffret au nom de Toutankhamon.
Pour lui, il n'y a aucun doute, il reste une tombe royale qui n'a pas été trouvée, celle de Toutankhamon.
Ils sont prêts à se lancer dans l'aventure lorsque la Première guerre mondiale éclate.
Les deux hommes doivent attendre 1918 pour se remettre à la recherche de la tombe d'un pharaon méconnu.
Toutankhamon est né en 1347 av. J.-C.
On ne sait pas s'il est le fils d'Aménophis III, celui d'Aménophis IV Akhenaton ou celui d'Ay, grand prêtre d'Amon. Il est mort en 1338 av. J.-C. à l'âge de 20 ans.

Alors qu'il n'avait que neuf ans, Toutankhamon se marie à la troisième fille d'Akhenaton et de Néfertiti : elle s'appelait Ankhsenpaaton.
Il succédera à Smenkré, bref successeur d'Akhenaton Aménophis IV, ou Akhenaton, qui voulut croire en un Dieu unique, Aton, la divinité solaire.

Mais suite à des révoltes, Toutankhamon, voulant dire "parfait de vie est Aton", et sa femme se font rebaptiser.
Il devint Toutankhamon et elle Ankhsenamon.
Toutankhamon ne gouvernait pas réellement : il était trop jeune.
Ay était son tuteur.
Aidé par le général Horemheb, il était le plus puissant personnage et également le gouverneur de l'Etat.
Après la guerre de culte (hommage rendu à un ou des dieux), le jeune roi fit la paix avec le clergé puis rétablit l'ancienne religion.
Akhenaton devint "le grand criminel".
Après la mort de Toutankhamon, sa femme épousa Ay, qui devenu successeur de Toutankhamon pendant quatre ans puis ce fut Horemheb, premier pharaon à ne pas être de descendance royale.
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Re: La malédiction du pharaon Toutankhamon

Message par Passiflore le Ven 14 Avr - 17:11

 La découverte de la tombe de Toutankhamon

En 1918, après la Première guerre mondiale, les fouilles se mettent enfin en place.
L'emplacement choisi par Carter se situe dans une zone que les autres archéologues ont transformée en dépôt pour leurs gravats.
Il s'appuie sur une série de propositions rigoureuses : il pense que la tombe doit se trouver dans la zone délimitée par les hypogées de Ramsès IV, de Mérenptah et de Ramsès II, un triangle d'un hectare environ.
Pendant cinq ans les résultats sont peu concluants malgré les milliers de mètres cubes de terre enlevés à la main.
On a découvert des fonds de cabanes mais rien à signaler.
Le doute s'empare des explorateurs.
Lord Carnavon s'impatiente.
Il décide de ne plus poursuivre les recherches au-delà de la campagne de 1922.
Mais pourtant Carter reste confiant.
En dernier ressort il revient à ces fonds de cabanes trouvés dès le début.
Il décide de raser ces vestiges pour fouiller en descendant jusqu'au sol vierge dans la partie la plus basse de l'ancien ouadi car il pense que si ces constructions datent bien de Ramsès VI (1156 av J.C.) elles doivent être postérieures de deux cents ans au règne de Toutankhamon (1354).
Le 4 novembre 1922, les ouvriers mettent au jour des marches qui s'enfoncent dans le sol et conduisent à une porte murée scellée de plusieurs sceaux de la nécropole royale au digne d'Anubis.
Au pied de la tombe de Ramsès IV, un endroit foulé par des milliers de visiteurs, et que personne n'avait eu l'idée de regarder.


En regardant la porte de plus près il distingue parmi les sceaux un cartouche, celui de Toutankhamon, preuve qu'il a enfin trouvé la tombe si longtemps recherchée.
Ils attendront le retour de lord Carnarvon, le 23 novembre, pour commencer à déblayer la galerie menant à l'entrée de la tombe.
Ce passage incliné mène à une deuxième porte, dans laquelle Carter fait un trou pour passer la tête par laquelle apparaissent de multiples richesses.


Les personnes présentes n'en crurent pas leurs yeux, tout n'était qu'or et pierres précieuses.
Ils durent se résoudre à reboucher l'ouverture et à placer une solide grille de fer devant la première porte pour préparer la prospection scientifique.
Trois autres chambres seront découvertes pleines de trésors et d'offrandes, plus riche que la première.



L'avertissement du canari

Depuis quelques temps, Carter possède un canari auquel son équipe s'est attachée.
Pour elle, le petit oiseau d'or est un porte-bonheur.
Mais quelques jours avant l'ouverture du tombeau, le canari connaît un sort tragique : un cobra se glisse dans sa cage et l'avale.
Le cobra est le serpent des pharaons, symbole de la royauté.
Les ouvriers voient dans l'anecdote un mauvais présage.
Alors que Carter et Carnarvon se préparent à ouvrir la première porte, un contremaître les met en garde : ils mourront comme l'oiseau, s'ils violent le repos de Toutankhamon.
Les archéologues ne tiennent aucun compte de l'avertissement.
Avec Evelyn, la fille de Carnarvon, et l'égyptologue Callender, qui procède à ses propres fouilles à quelques kilomètres de là, ils pénètrent dans la sépulture et c'est ainsi que sans se soucier du danger découvrent les trois salles remplies de trésors.








L'oeuvre de la malédiction

Dans l'année qui suit, lord Carnarvon, à la suite de piqûres de moustiques, est pris de fièvre.
Son état empire rapidement.
On le ramène au Caire : il y meurt le 5 avril 1923 à deux heures du matin.
À cet instant précis, toutes les lumières de la ville s'éteignent, les installations électriques viennent de sauter.
La presse qui a eu déjà eu vent de l'avertissement lancé au moment de l'ouverture de la tombe, voit en Carnarvon la première victime de la malédiction : n'est-il pas le commanditaire, le véritable responsable de la violation du repos royal ?
La suite des évènements comble les journalistes, avides de sensationnel.
George Bénédicte, égyptologue attaché au Louvre, meurt après avoir visité le tombeau.
Son homologue américain Arthur Mace connaît le même sort, puis c'est le tour du frère de l'infirmière de lord Carnarvon, du secrétaire de Howard Carter...
On dénombre jusqu'à vingt-sept morts mystérieuses.
La plupart des victimes sont atteintes de maladie, la presse évoque un virus resté captif dans la tombe pendant trois mille ans.
Les analyses n'en révèlent pas la présence.
Le mal aurait-il été transporté par les chauves-souris ?
Les journalistes traquent chaque preuve supplémentaire de la malédiction, allant jusqu'à inventer une inscription, "ceux qui pénètrent dans ce tombeau sacré seront bientôt touchés par les ailes de la mort", qui n'a jamais existé.
Cette succession de décès ne suffit cependant pas à accréditer l'idée, si séduisante soit-elle, que le pharaon s'est vengé d'avoir été troublé dans son repos éternel.
Outre que le climat de l'Egypte est notoirement malsain, il faut aussi reconnaître que, parmi les principaux acteurs à avoir pénétré dans la tombe, seul lord Carnarvon est mort à l'âge de cinquante-sept ans; de plus il était en très mauvaise santé depuis longtemps.
Howard Carter, Evelyn Carnavon et l'archéologue Callender, qui présidèrent avec lui à l'ouverture de la sépulture, ont terminé paisiblement leurs jours, bien des années plus tard.






Publié par Skyrider le 11 juin 2005
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Re: La malédiction du pharaon Toutankhamon

Message par Passiflore le Ven 28 Avr - 18:19

Le 17 février 1923, à Louxor, en Égypte, une vingtaine d’hommes est rassemblée devant un mur de pierre. Un mur qui a été dressé voici plusieurs milliers d’années pour protéger à tout jamais le sommeil éternel du jeune pharaon Tout Ankh Amon.

Une vingtaine de témoins se presse derrière Lord Carnarvon et Howard Carter, deux archéologues britanniques que leur destinée extraordinaire allait rendre célèbres dans le monde entier. Il est un peu plus de 14 heures et dans quelques secondes Howard Carter va commencer la destruction du mur qui obstrue le tombeau.

Le bras de Carter se lève. Il tient dans sa main droite un lourd marteau, et sa main gauche serre un ciseau qui va pénétrer dans le mur mystérieux. L’assistance frémit. Et Lord Carnarvon ne peut s’empêcher de repenser à l’inscription trouvée quelques semaines auparavant, déchiffrée à grand-peine sur une tablette d’argile. Une inscription qui semblait mettre en garde les profanateurs du tombeau :

LA MORT ABATTRA DE SES AILES QUICONQUE DÉRANGERA LE REPOS DU PHARAON…

Lorsqu’il eut percé un trou deux fois large comme son bras, Carter éclaira la chambre mortuaire à l’aide d’une lampe électrique. Un scintillement d’or frappa son regard. De l’or. Il y en avait partout, sur les murs, sur le sol, qui brillait étrangement sous les yeux effarés des archéologues. Les deux hommes élargirent la brèche. Un immense coffre en or occupait la presque totalité de la pièce, avec sur un côté, deux portes verrouillées qui s’ouvrirent sans effort et sans bruit. A l’intérieur, un second coffre, en or lui aussi. Mais sur les portes qui fermaient ce deuxième coffre, des scellés intacts, qui prouvaient que, depuis l’enterrement du pharaon, nul n’avait vu ce qui se cachait derrière cette cloison-là.

Les deux archéologues refermèrent soigneusement les portes du caveau et obstruèrent à nouveau le couloir.

Personne ne disait un mot dans l’assistance recueillie. Il y avait là un ministre, des hauts fonctionnaires, des archéologues, des savants, les inspecteurs généraux de l’administration égyptienne des Antiquités, et deux femmes.

Au total, une vingtaine de personnes, dont treize allaient, en quelques mois, mourir de mort violente...

Une quarantaine de jours plus tard, Howard Carter reçoit un télégramme du Caire. Lord Carnarvon est gravement malade. Howard Carter qui était à Louxor ne s’inquiète pas. Un deuxième télégramme arrive bientôt : Lord Carnarvon très sérieusement malade. Forte fièvre. Carter se hâte vers la capitale égyptienne.

Depuis douze jours, Lord Carnarvon était la proie de très fortes fièvres. Dans la chambre qu’il occupait à l’hôtel Continental, les accès de température atteignaient souvent 40°. Le fils de Lord Carnarvon arriva au chevet de son père. Dans la nuit même, à deux heures moins dix, il fut réveillé par une infirmière. Son père était mort. Il courut dans sa chambre, et au moment où il franchissait le seuil, toutes les lumières s’éteignirent, d’un seul coup.

La sœur de Lord Carnarvon était en larmes. Les dernières paroles du Lord étaient étranges : « J’ai entendu son appel", avait-il murmuré. "Je vais le suivre. »

A l’heure précise où le Lord mourait au Caire, à des milliers de kilomètres de là, en Angleterre, dans la maison des Carnarvon, la petite chienne du Lord se mit à geindre, se dressa sur les pattes de derrière et retomba, morte.

Quelques jours plus tard, l’archéologue américain Arthur Mace qui avait aidé Carter à briser le mur de la chambre du pharaon se sentit fatigué. Il perdit connaissance avant même que les médecins puissent faire le moindre diagnostic. Il mourut dans l’hôtel même où Lord Carnarvon était décédé.

Dans la même période, le milliardaire américain George Jay-Gould, ému par la mort de son vieil ami Carnarvon se fait montrer par Carter le tombeau de Tout Ankh Amon. Le lendemain de sa visite une violente fièvre le terrassait. Et le soir, il était mort. Un industriel anglais Joel Woolf ayant visité le caveau funèbre est pris de fièvre sur le bateau qui le ramène en Angleterre. Il meurt en pleine traversée. Archibald Douglas Reed, le biologiste qui avait découpé les rubans entourant la momie du pharaon, est pris, lui aussi, de fièvre. La faiblesse qui l’accable est foudroyante. Il meurt dès son retour en Angleterre.

Dans l’esprit de chacun il n’y a plus de doute. La peur fait place au doute. On repense à l’inscription déchiffrée sur la tablette d’argile : 

LA MORT ABATTRA DE SES AILES QUICONQUE DÉRANGERA LE REPOS DU PHARAON…

En six ans, vingt-deux personnes au total moururent de mort violente, inexpliquée, brutale. Ces vingt-deux personnes avaient toutes été associées d’une façon quelconque aux fouilles du mausolée de Tout Ankh Amon. Parmi ces vingt-deux personnes treize avaient assisté, à Louxor, à l’ouverture du tombeau.

La presse s’empara de l’affaire. On parla ouvertement de la malédiction des pharaons…

Les savants du monde entier échafaudaient les théories les plus diverses. On parla de loi des séries, de télépathie à travers les siècles, de bio-énergie. Des recherches spectaculaires furent entreprises sur les propriétés de la pyramide en tant que figure géométrique. Un chercheur spécialisé dans les études africaines se fit enfermer pendant une nuit entière dans la chambre royale de la pyramide de Chéops. Le lendemain matin, quand on ouvrit la porte, il avait perdu la raison. Un radiesthésiste français, Jean Martial, apporta la preuve que la forme pyramidale accélère, de manière extraordinaire, la momification des corps.

En 1959, un ingénieur tchèque Karel Drbal, déposa un brevet pour protéger son invention : une petite pyramide qui… aiguisait les lames de rasoir par simple exposition du tranchant usé, pendant six jours.

Un homme n’a jamais voulu croire en cette malédiction. « Il y a dans la vie des hasards curieux, disait Gamal Mehrez, directeur général des musées égyptiens au Caire à Philipp Vandenberg, auteur d’une étude sur la malédiction des pharaons. Certes, si l’on fait le compte de toutes les morts mystérieuses depuis l’ouverture du tombeau de Tout Ankh Amon, cela donne à réfléchir. D’autant qu’on retrouve, effectivement, des formules de malédiction dans l’histoire de l’ancienne Egypte ! Mais moi, je n’y crois pas. Regardez-moi : j’ai passé ma vie dans les tombeaux des pharaons. J’ai étudié des momies pendant des mois entiers. Je suis la preuve vivante de ce que j’avance. Tout cela n’est pas une affaire de malédiction. C’est un hasard tragique. »

Quatre semaines après avoir fait cette déclaration, Gamal Mehrez mourait. Défaillance cardiaque, diagnostiquèrent les médecins. Une mort tout de même étrange, survenue quatre semaines après une déclaration niant la malédiction des pharaons, et le jour même où, dans le musée que dirigeait Gamal Mehrez, on entreposait des objets précieux provenant du tombeau de Tout Ankh Amon. Et notamment son masque pesant vingt-cinq livres.

Le 3 novembre 1962, après avoir étudié toutes les théories, après avoir évoqué la radioactivité, l’empoisonnement de l’atmosphère hermétiquement close des tombeaux des pharaons, un professeur de médecine et de biologie à l’Université du Caire se prépare à faire des révélations sensationnelles sur la prétendue malédiction. Le professeur Ezzedine Taha a percé le mystère de la malédiction. Les journalistes du monde entier se pressent dans la salle de conférence. Le professeur prend la parole :

« J’ai pendant plusieurs années ausculté un grand nombre d’archéologues et d’employés de musées. Dans tous les cas, j’ai constaté la présence, dans l’organisme de mes patients, d’un virus qui provoque des inflammations des voies respiratoires donnant de très violentes fièvres. J’ai pu mettre en évidence, à l’Institut de microbiologie de l’Université du Caire, toute une série de dangereux virus excitateurs de maladies, parmi lesquels celui appelé Aspergillus Niger. Ce dernier possède une capacité hors commune de survie à l’intérieur des momies, dans les mausolées et pyramides, pendant au mois trois ou quatre mille ans… »

Et le professeur Taha de conclure : « Cette découverte détruit une fois pour toutes la superstition selon laquelle les chercheurs qui ont travaillé dans les tombeaux antiques ont trouvé la mort sous l’effet d’une malédiction ! Il existe aujourd’hui encore des gens qui croient à l’action des forces surnaturelles ! Mais nous n’avons que faire de ces balivernes ! »

Le soir du 3 novembre 1962, beaucoup furent soulagés, qui avaient été en contact avec les momies, les pharaons, leurs tombeaux et les pyramides… Les journalistes donnèrent de larges extraits de la conférence du professeur Taha. « Nous n’avons que faire de ces balivernes ! »

Bien sûr qu’il s’agissait de balivernes ! La mort tragique d’une trentaine de chercheurs ne peut s’expliquer que scientifiquement. Et la théorie du professeur Taha était inattaquable.

Quelques jours plus tard, le professeur Taha roule dans sa voiture sur la route qui conduit du Caire à Suez. Il tient le volant et à ses côtés, deux collègues scientifiques parlent sans doute de ces… « balivernes ». Soudain, alors que l’automobile du professeur Taha se trouve à quelques soixante-dix kilomètres à l’est du Caire, inexplicablement la voiture du professeur Taha est déportée sur la gauche et vient percuter l’une des rares voitures circulant sur cette route peu fréquentée. Le professeur Taha et ses deux collègues sont tués sur le coup. Les occupants de l’autre voiture, blessés seulement. L’autopsie du corps du professeur Taha devait indiquer que celui-ci avait été victime d’une défaillance cardiaque.

Une explication scientifique.
 

TOUTE LA VÉRITÉ (éditions Grasset, 1976)



Publié le 8 décembre 2015
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