La Bête du Gévaudan

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La Bête du Gévaudan

Message par Passiflore le Ven 14 Avr - 18:03


Durant près de 3 ans, du 30 juin 1764 au 19 juin 1767, une centaine de meurtres ensanglantèrent le Gévaudan (un ancien comté correspondant aujourd'hui à la Lozère), l'Auvergne, le Rouergue et le Vivarais.
Chaque mois le nombre de victimes augmentait, il s'agissait principalement de femmes, de jeunes filles et d'enfants des deux sexes.
Tous les récits de survivants ou des témoins de ces drames désignaient un animal.
Mais les blessures, jugées inhabituelles, suggéraient plutôt une "bête" hors du commun.


Face aux innombrables échecs de la population locale, Mr Duhamel, capitaine major de Clermont, reçoit l'ordre du gouverneur militaire du Languedoc de donner la chasse "au monstre".
Ils tuèrent une multitude de loups, mais le carnage ne prenait pas fin.
On proposa aux chasseurs des gratifications, cela eut pour conséquence d'augmenter le zèle de ceux-ci mais la Bête était toujours là.


Après l'échec de la mobilisation du 7 février 1765 réunissant soixante-treize paroisses du Gévaudan, trente d'Auvergne et de Rouergue, Duhamel est remplacé par des louvetiers, les Dunneval puis par Antoine de Beauterne, porte arquebuse du roi.
Beauterne abat un grand loup le 21 septembre qu'il dissèque et présente à la cour.
Le 4 octobre un autre est chassé, le 14 une louve, le 15 et le 17, deux louveteaux sont mis à mort.
Tout redevint calme et la population pensait être débarrassée de la monstrueuse bête.
Mais en Décembre 1765, deux femmes sont attaquées, un enfant blessé et une fillette tuée.
La cour refuse d'écouter ces histoires prétendant que la bête est bien morte et que ce ne sont que pures coïncidences.
Alors la population n'a plus qu'un seul moyen : se défendre avec ses modestes moyens.
Mais la liste des victimes ne cesse de s'allonger, six morts en 1766 et dix-huit durant les six premiers mois de 1767.
Le 19 juin, Jean Chastel un homme du pays tue une bête qui parut être un loup extraordinaire car sa figure et ses proportions sont bien différentes des loups environnant.
Puis une louve est aussi abattue le 2 juin et l'affaire est dès lors jugée terminée.
C'est ainsi qu'elle s'arrêtera mais cette affaire restera non résolue.
De nombreux auteurs vont donc s'emparer du sujet en traitant cette histoire comme une intéressante énigme zoologique.
La bête à l'époque est pourtant considérée comme un animal réel (loup) fantastique (hybride d'ours ou de singe), exotique (babouin ou hyène), comme un instrument divin (créature du diable ou punition de dieu) ou enfin comme un homme métamorphosé en animal et que l'on appelle plus communément loup-garou.

Les hypothèses

Les hypothèses progressivement devinrent plus rationalistes.
On mit de coté les possibilités fantastiques pour mettre en avant le fait qu'il s'agissait soit d'un animal sauvage soit de la perversité d'un être humain, tueurs pervers ou même serial killer.
Mais cela n'empêcha pas d'autres personnes de voir là, une possible intervention surnaturelle voire extraterrestre.
En fait au début la culpabilité des loups n'est pas remise en cause.
Ce n'est qu'avec la multiplication des victimes et des observations qu'émerge une interprétation différente.
On crut qu'il s'agissait d'un loup enragé mais les victimes après leur agression n'ont jamais développé cette maladie.
Plusieurs faits facilitèrent à l'époque, le passage du loup mangeur d'homme à la bête dévorante et de la bête à un super loup car les paysans lui tiraient dessus mais celui-ci ne semblait rien ressentir et les gens se l'imaginèrent comme une bête indestructible et donc surnaturelle.
Les preuves en faveur de l'existence de la bête du Gévaudan ont été nombreuses au cours des trois années que dura cette affaire :

>>  Tout d'abord il y eut les récits des habitants, dont les témoignages furent recueillis entre le 30 juin 1764 (date du décès de la première victime officielle, Jeanne Boulet, et le 19 Juin 1767 jour où Jean Chastel tira sur un "animal" au confint du Vivarais.

>> Puis les 157 victimes (tués, blesses, ou attaqués), présentant des blessures caractéristiques attribuées à un animal hors du commun (décapitation, scalp, morsures au crâne, ou à la face …).

Aujourd'hui le film Le Pacte des loups a essayé de donner une version de ce qu'il aurait pu se passer en prenant en compte tous ces divers éléments mais qui peut dire aujourd'hui ce qui a pu réellement se passer durant ces trois années, car depuis de multiples hypothèses se sont succédé, toutes fondées sur des bases solides mais personne n'a jamais pu dire ce qui s'était réellement passé et qui peut dire si un jour nous le sauront réellement.



Publié par Fée le 18 juin 2005
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