Amityville, la maison du diable

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Amityville, la maison du diable

Message par Passiflore le Lun 17 Avr - 10:33


Cette maison de style colonial à trois étages est située dans les quartiers aisés d'Amityville, Long Island, non loin de New York.
Bien que les propriétaires suivants n'aient pas été gênés par des incidents inhabituels, les Lutz, eux, avaient déménagé au bout de vingt-huit jours.
Ils auraient été chassés par des événements surnaturels, sous forme d'activité poltergeist et d'apparitions démoniaques.


En 1977, dans son best-seller The Amityville Horror: A True Story (Amityville, la maison du diable, livre épuisé en France), Jay Anson, depuis lors décédé, relate l'histoire terrifiante des Lutz.
Tiré du livre, le film du même nom sort en 1979 et a un succès retentissant.
En dépit de la controverse, c'est une histoire effectivement terrible qui est à l'origine des affirmations selon lesquelles la maison serait hantée.
Le 13 novembre 1974, Ronald DeFeo, vingt-quatre ans, abat dans la maison ses parents, ses deux frères et ses deux soeurs.
N'ayant pas réussi à convaincre les jurés qu'il avait obéi à l'injonction de voix lui intimant l'ordre de tuer, DeFeo est déclaré responsable de ses actes; inculpé d'homicide sous six chefs d'accusation, il est condamné à vingt-cinq ans de prison pour chacun d'entre eux.
Après cet épisode sanglant, la grande maison d'Ocean Avenue est mise en vente à un prix dérisoire, George Lutz, propriétaire d'une compagnie de géomètres qui bat de l'aile, visite la propriété avec sa femme Kathy.
Malgré le passé macabre de la grande demeure, ils croient avoir trouvé la maison de leurs rêves et s'en portent acquéreurs...
Les sceptiques affirment aujourd'hui que toute l'affaire n'était qu'un canular, une escroquerie perpétrée par les Lutz pour gagner de l'argent.
Ceux qui croient à l'histoire disent au contraire que la thèse du canular n'a été élaborée que dans le but de décourager les hordes de curieux qui, après la sortie du livre et du film, sont venus en masse à Amityville pour jeter un coup d'œil sur l'attraction locale : la désormais célèbre "maison du diable" qui se dresse au numéro 112 d'Ocean Avenue.


Voix de l’au-delà

Quand les Lutz emménagent avec leurs trois enfants le 18 décembre 1975, une des premières choses qu'ils font est de demander à un prêtre de bénir la maison.
Au cours de la bénédiction, le prêtre aurait entendu une voix forte, venue de nulle part, lui disant simplement : "Allez-vous en ! "
Mais cet épisode troublant n'était, pour les Lutz, que le début d'une série d'événements bizarres.
Selon le livre de Jay Anson, Amityville, la maison du diable, la maison fut remplie d'une puanteur irrespirable et la porcelaine de la salle de bains fut tachée d'un dépôt noir résistant à tous les détergents.
La maison fût également infestée de centaines de mouches alors qu'on était au coeur de l'hiver.

La maison du diable

Et il ne se passa pas longtemps avant que des manifestations plus graves encore ne se produisent.
Un lion de céramique de plus d'un mètre de haut se mit à bouger tout seul.
On trouva des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison.
Les traces menaient tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité, selon Anson, "une force au-delà de celle d'un être humain".
Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la "maison de leurs rêves" était en fait un endroit cauchemardesque hanté par des démons maléfiques.
Kathy Lutz fut la première à être véritablement terrorisée par les entités qui hantaient la maison.
Des bras invisibles l'enlaçaient ; des êtres tentaient de la posséder.
«Toute fuite était impossible, écrivait Anson, elle avait l'impression qu'elle allait mourir. »
Plus tard, des marques rouges très douloureuses apparurent sur sa peau, comme si elle avait été frappée à coup de tisonnier brûlant.
A la même période, George Lutz vécut à son tour des événements étranges.
Il entendit une fanfare défiler dans la maison, avec le bruit des bottes et le son des instruments à vent.
Il ne vit rien mais retrouva les tables, les fauteuils et le canapé poussés contre les murs du salon, comme pour laisser le passage à la cohorte endiablée.
Par-dessus le marché, les Lutz affirment qu'ils eurent plusieurs fois la visite d'êtres démoniaques.
Ces entités se manifestaient sous des formes très variées: «immense silhouette encapuchonnée de blanc», «démon cornu» ou encore «cochon diabolique» avec «deux yeux ardents ».
Puis, l'événement le plus extraordinaire, la goutte d'eau qui fit déborder le vase, eut lieu une nuit de début janvier.
Cette nuit-là, George n'arrivait pas à trouver le sommeil, et après avoir décidé de sortir boire un verre, il se tourna vers sa femme pour la prévenir.
A sa grande stupéfaction, elle ne se trouvait plus à ses côtés ; il leva les yeux : elle lévitait dans les airs !
Plus horrible encore : lorsqu'il la tira par la manche pour la faire redescendre dans son lit, elle se rida et prit un instant l'apparence d'une vieille femme hideuse.
C'en était trop pour les Lutz.
Ils quittèrent la maison le 14 janvier 1976. Mais, selon « The Amityville Horror Part II », le cauchemar ne s'arrêta pas là.

L'auteur du livre, John G. Jones, décrit la façon dont le Diable, resté «lové avec malveillance autour d'elle, la tenant sous sa coupe» poursuit la famille dans ses nouvelles demeures.
En somme, Amityville, métaphore du démon, est partout.
L'histoire d'Amityville allait être la source d'inspiration de nombreux auteurs de livres d'horreur dans les années 1980.
La plupart se réclament de la pure fiction, mais quelques-uns prétendent raconter la «'vraie» histoire.

Toutefois, dans leur grande majorité, les spécialistes du paranormal affirment qu'il n'y a jamais eu d'histoire «vraie». Selon eux, l'affaire des Lutz serait une pure fiction d'un bout à l'autre.

Imagination

Le docteur Stephen Kaplan, par exemple, directeur du Parapsychology Institute of America, a enquêté sur le cas pendant presque vingt ans avant d'écrire en 1995 The Amityville Horror Conspiracy (« La conspiration d'Amityville »).
Il en a conclu que l'histoire était «en grande partie imaginaire».
Beaucoup d'autres spécialistes du paranormal n'ont pas mieux réussi dans la vérification des éléments de l'histoire.
Questionné, le prêtre qui était censé avoir «béni» la maison répondit qu'il n'était pas entré à l'intérieur.
De plus, aucun ouvrier des environs ne se rappelait avoir réparé les dommages occasionnés au bâtiment par les «démons».
Et aucune tempête de neige n'avait eu lieu à la date indiquée dans le livre, fait qui rendait improbables les traces de sabots fourchus inscrites «dans la neige».

Une manipulation

Bien qu'on ne mette pas en doute la sincérité des Lutz, leur première relation des événements était beaucoup moins impressionnante : ils y parlaient de sentiments et de sensations plus que de phénomènes physiques.
De plus, on s'aperçut plus tard que l'avocat de Ronald DeFeo, William Weber, avait basé sa défense en appel sur «c'est la faute au diable» pour faire acquitter son client.
Weber reconnut même qu'il avait aidé les Lutz à faire de leur histoire une histoire à sensation, pour prouver que n'importe qui vivant dans la maison d'Amityville pouvait subir l'influence de forces surnaturelles.
Malgré les preuves écrasantes en faveur d'une supercherie, Ed et Lorraine Warren, de la Société pour la recherche psychique de Nouvelle-Angleterre, soutiennent que le récit des Lutz est authentique.
Ils ont enquêté dans la maison avec un groupe de chercheurs après que les Lutz l'eurent abandonnée ; ils furent remplis d'un sentiment d'« horreur absolue » en explorant la propriété.
Quand Ed Warren descendit à la cave, il dit avoir vu des «milliers de points lumineux», ainsi que des formes sombres qui essayèrent de le précipiter à terre.
Et quand Lorraine Warren, qui est médium, tenta d'entrer en communication directe avec les êtres hantant la maison, un membre de l'équipe s'évanouit, deux eurent des palpitations et un autre se sentit tellement mal qu'on dut le faire sortir d'urgence de la maison.

Des esprits humains

Pour les Warren, le «mal» associé à la maison est bien antérieur à la tuerie perpétrée par DeFeo.
La propriété aurait été autrefois un asile de fous pour les Amérindiens malades et mourants : « Les esprits inhumains se délectent d'une telle souffrance, affirment les Warren; ils infestent les tombes de ceux qui n'ont pas été enterrés en terre consacrée.»

On ne saura probablement jamais ce qui s'est passé au 112 Ocean Avenue.
Les Cromarty, qui ont emménagé juste après les Lutz, affirment qu'aucun phénomène bizarre ne s'est produit.
Ils ont même intenté un procès aux Lutz parce qu'ils étaient assaillis de curieux réclamant des visites guidées.
Ils sont parvenus à un règlement à l'amiable.
Son montant n'a pas été dévoilé.




Publié par Fée le 26 mai 2005
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