Paranormal & Supranaturel

Des animaux qui tombent du ciel

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Des animaux qui tombent du ciel

Message par Passiflore le Dim 23 Avr - 16:19

Pluie de poissons à Singapour
Les cieux ne sont pas forcément aussi vides qu'on le croit, et, si les Anciens mentionnent souvent des chutes d'objets et d'êtres vivants du ciel, c'est à l'Américain Charles Fort que l'on doit d'avoir réuni une imposante documentation sur ce sujet, mystérieux par excellence.
Parmi les animaux tombés du ciel, grenouilles et poissons retiennent particulièrement l'attention en raison de la fréquence de leurs "chutes".
Les poissons de Singapour... et quelques autres
Le 16 février 1861, une secousse tellurique fait trembler la ville de Singapour. Trois jours de pluies diluviennes s'ensuivent.
Lorsqu'elles se terminent, on découvre dans les flaques d'eau couvrant une surface d'environ 20 hectares des milliers de poissons-chats vivant ; les Malais et les Chinois qui les ramassent affirment les avoir vus tomber du ciel, ce qu'aucun des Européens qui rapporte la chose ne peut confirmer.
Une fois asséchées par le soleil, les flaques révèlent d'autres poissons, morts, cette fois.
Le débordement de la rivière Singapour n'explique pas comment des poissons sont retrouvés dans des jardins clos épargnés par l'inondation.
Mais 1861 n'est pas la première apparition du phénomène. Déjà, le Grec Athénée, au IVe siècle avant notre ère, relate trois jours de pluie de poissons dans la région de Chéronée, dans le Péloponnèse, et au Moyen Age, des chutes nombreuses sont rapportées - certains pensent même que poissons et grenouilles naissent à la vie adulte de cette façon... Enfin, avec le XXe siècle et l'apparition des journaux modernes, les cas recensés augmentent en nombre, et ne cessent de croître jusqu'à nos jours.
Grenouilles et animaux divers
Plus fréquents encore sont les cas de pluies de batraciens. Un des premiers est enregistré en 1683 ; un certain John Collinges raconte qu'une pluie de crapauds a inondé le village d'Acle, dans le compté anglais de Norfolk, et que le patron de la taverne locale a enfourné des pelletées entières de bestioles dans sa cheminée pour s'en débarrasser.
Les autres animaux fournissent un contingent moindre, mais assez diversifié. On trouve ainsi des souris à Bergen (Norvège) en 1578, des varans dans l'Utah (Etats-Unis) en 1870, des milliers de serpents à Memphis (Etats-Unis également), le 15 janvier 1877, rapporté par le journal Scientific American, ou des crevettes en Nouvelle-Galles du Sud (Australie), en 1978.
Il existe aussi des observations de pluies d'oiseaux morts. La plupart suivent le schéma habituel, mais le Washington Post du 26 janvier 1969 relate que, quelques jours plus tôt, un grand vol de canards est frappé de mort subite au-dessus de St-Mary's City, dans le Maryland, comme s'il venait d'être touché par une explosion invisible et silencieuse.
D'après le quotidien, les oiseaux souffraient tous de fractures et d'hémorragies avant de toucher le sol.
Un effet inconnu des trombes ?
Une première explication vient à l'esprit, concernant la plupart de ces "pluies" : elles résulteraient de phénomènes météorologiques.
Des détails confortent cette idée : les animaux sont presque toujours de petite taille et un orage ou une tempête précèdent très souvent le phénomène.
Mais les trombes et autres tornades déposent ce qu'elles emportent sur des surfaces beaucoup plus étendues et moins clairement délimitées que celles où tombent les animaux, et elles sont incapables, naturellement, de trier les espèces et les tailles, d'éliminer les débris ou de déposer au même endroit, comme c'est parfois le cas, des milliers d'animaux vivant d'habitude en solitaires ou en eau profonde.
L'état même des animaux pose problème, car ils arrivent le plus souvent vivants, ou assez frais pour être comestibles, ce qui, dans le cas des poissons, signifie que le transfert s'est fait très rapidement.
Dans ce contexte, les pluies d'oiseaux semblent tenir une place à part, de même que les cas de poissons séchés, parfois décapités, ou pris dans de la glace, ou encore bouillis, ainsi que les observations faites lorsque le ciel est totalement clair.
"Le mécanisme transporteur, quelle que soit sa nature, préfère sélectionner une seule espèce de poisson ou de grenouille, ou de l'animal inscrit au menu du jour", écrit avec humour l'Américain William R. Corliss, réflexion qui résume l'ampleur de l'énigme posée par ces étranges pluies d'animaux dont la seule certitude aujourd'hui est l'authenticité du phénomène.

Publié par Fée le 6 mai 2007
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