Un homme hors du temps

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Un homme hors du temps

Message par Passiflore le Dim 23 Avr - 17:22

Cette histoire se passe dans la campagne anglaise. Une route étroite et goudronnée à deux voies serpente à travers des terres agricoles vallonnées. Pas la moindre brise, ce qui ne présage rien de bon. Une voiture surgit dans le lointain. Chester et Madeline Boswell, un couple de la haute société, en habits de cérémonie, rentrent chez eux après avoir dîné et passé la soirée chez un propriétaire terrien. Les haut-parleurs de la voiture diffusent en sourdine de la musique classique. Ils sont tous les deux un peu éméchés.
- Quelle satanée perte de temps que cette invitation, dit Chester.
- Eh oui, chéri. Comme tu ne cesses de me le dire, c’est le prix à payer pour faire des affaires, répond Madeline.
- Le prix à payer ! grogne Chester. La prochaine fois que je vois ce Ralphie Fenwick et ses associés arrogants, je me ferais un plaisir de lui faire goûter le bout de ma chaussure.
- Je t’en prie, supplie Madeline, garde au moins un œil sur la route !
Soudain, une vive lumière jaillit devant eux. Chester cligne de l’œil et secoue la tête.
- Est-ce que tu as vu ça ? Plus loin, sur la route ? demande-t-il. Madeline fait non de la tête.
Tout à coup, une silhouette surgit devant eux, debout sur la ligne de démarcation. Chester donne un grand coup de frein. Dans un crissement, la voiture s’immobilise, juste à quelques centimètres d’un homme hébété. Âgé d’environ 35 ans, il a des cheveux longs et hirsutes, il porte d’étranges vêtements de paysan et tient un outil agricole bizarre. Chester klaxonne, ce qui le fait sursauter en arrière. Chester sort de la voiture.
- Qu’est-ce qui vous arrive ? demande-t-il.
L’homme, dans un dialecte inconnu :
- Oh Seigneur, où suis-je maintenant ?
Chester, qui ne comprend pas :
- Êtes-vous sourd ou quoi ?
L’homme, bouleversé, répond :
- Pour l’amour de Dieu, aidez moi !
Le cas de cet homme est l’objet de discussions au sein d’un établissement psychiatrique. Le sujet a été trouvé errant sur une route à Spotswood, dans le comté de Bedfordshire, en Angleterre. Une évaluation préliminaire du docteur Robert Steen l’a conduit à transférer le patient à l’Institut Mc Martin. A la lecture du rapport de police et des déclarations du sujet, le Dr Steen a pris contact avec l’OSIR (Office of Scientific Investigation and Research – Bureau d’enquêtes et de recherches scientifiques). D’après le rapport du médecin, le sujet est stable mais désorienté. Il peut s’exprimer en anglais mais dans un dialecte obscur. Mlle Lindsay Donner, psychobiologiste, est chargée de l’identifier.
Le psychiatre Anton Hendricks prend la parole :
- J’ai lu le rapport de Steen. Ce… il dit qu’il s’appelle M. Hanrahan, c’est ça ? Son histoire n’est pas claire.
- C’est pourtant simple, dit Doyle (le directeur de l’OSIR). Ce monsieur John Hanrahan affirme qu’il se trouvait sur ses terres et la minute d’après il faisait face à une bête de métal.
- Une bête de métal ? demande Donner.
- Une automobile, dit Doyle. Conduite par un couple qui rentrait chez lui.
- Les Boswell, dit Donner. Leurs déclarations étaient plutôt laconiques. Il faudra qu’on leur parle.
- Il nous faut nous assurer de la véracité de cette histoire, dit Doyle. En espérant que nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rien.

Quelques jours plus tard, dans le laboratoire mobile de l’OSIR. Doyle est en train de regarder les vidéos qui ont été tournées pendant qu’on interrogeait les témoins.

Compte-rendu de l’inspecteur William Haney :
« Les Boswell nous ont appelés à environ 2 h 30 du matin. En arrivant sur les lieux, nous avons vu M. Hanrahan, qui divaguait comme un cinglé, se promenant dans les champs qui bordent la route. Il a dit qu’il errait ainsi depuis des heures. Il clame qu’il est en enfer, et que c’est une âme perdue. Il n’avait aucun papier d’identité. Nous avons fait des recherches pour savoir d’où il venait. Nous n’avons absolument rien trouvé le concernant. Aucune empreinte digitale qui corresponde. Nous avons même essayé avec son dossier dentaire. Chose étrange… il n’en a pas. Nous l’avons conduit à l’Institut Mc Martin pour qu’ils l’examinent. Nous pressentions qu’il représentait un danger pour lui-même ou pour les autres. Il était dans un drôle d’état, vous pouvez me croire. Terrifié. Tout semblait le pétrifier. »
Doyle regarde ensuite les images de l’interview de Hendricks avec le Dr Steen :
 « Quand la police nous l’a emmené, il divaguait. Il était paranoïaque et presque tout ce qu’il voyait le terrifiait », disait le Dr Steen. « Il s’est mis à bafouiller à propos de la mort et du purgatoire. Se demandait s’il était effectivement en enfer. J’ai supposé que c’était une forme de schizophrénie et l’ai fait admettre au service des soins intensifs. »
- Qu’est-ce qui vous a amené à contacter notre équipe ? lui a demandé Hendricks.
-Ses déclarations, a répondu le Dr Steen. Pour le peu qu’il soit surexcité ou nerveux, on a du mal à le comprendre avec son accent. Mais quand il retrouve son calme, il tient des propos intelligibles. Nous l’avons interrogé plusieurs fois et il était plutôt cohérent. Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre un homme qui affirme venir du 17e siècle !
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Re: Un homme hors du temps

Message par Passiflore le Dim 23 Avr - 17:38

Un peu plus tard dans la salle d’observation de l’Institut Mc Martin, les membres de l’équipe regardent une vidéo du Dr Hendricks où on le voit en train d’interroger Hanrahan. Ce dernier est relié à un détecteur de mensonges, polygraphe perfectionné et donc informatisé dans sa version numérique.

- Comment vous appelez-vous? demande Hendricks.
- Je suis John Hanrahan de Bedforshire, Monsieur, répond Hanrahan.
- Et quel âge avez-vous ?
- J’ai trente-cinq ans.
- Où habitez-vous ?
- Ma ferme se trouve près de la ville de Spotswood.
- Date de naissance ?
- Je suis né le 5 avril, en l’an de grâce 1612.
- Comment êtes-vous arrivé ici ?
- Ça, je n’en sais rien, répond-il, bouleversé. Que Dieu m’aide…
Doyle tourne la tête et s’adresse aux membres de l’équipe :
- Les tests physiologiques pratiqués sur le sujet n’ont relevé aucune trace de bactérie récente ou d’anticorps artificiels dans son organisme.
- C’est surprenant, dit Donner.
- Mais ce n’est pas impossible, réplique Doyle. S’il vient d’une région éloignée de la terre, son organisme pourrait être sain. Puis se tournant vers Peter Axon (physicien statisticien) : Peter ?
- Pas de problèmes environnementaux dans cette zone, rapporte Axon. Pas de matières à risques ou de gaz toxiques. Pas de concentrations anormales de champs d’énergie. Les résultats des examens de base sont dans la moyenne.
- Le sujet parle avec un accent étrange, et la formulation de ses phrases ne l’est pas moins, dit Donner. Il se trouve que ça n’est pas irlandais. Nos experts linguistes ont écouté les cassettes et en ont déduit que cet homme venait soit d’une zone éloignée dans les hautes terres du Cotswold, soit sa façon de s’exprimer est typique de celle d’un fermier du Bedforshire, vivant au… 17e siècle.
- Il y a plus, poursuit Donner. D’après les archives locales, un fermier du nom de John Hanrahan a bien vécu à Spotswood vers 1612.
- Le sujet aurait-il pu avoir accès à cette information ? demande Doyle.
- Cela lui aurait pris du temps mais…, répond Donner.
- Donc il y a une forte probabilité de canular, interrompt Doyle.
Donner acquiesce :
- Nous en avons discuté, et je suis en train d’enquêter discrètement dans toutes les fermes de la région. J’essaie de faire des rapprochements avec ce qu’on peut trouver dans les archives.
- Bien, dit Doyle. Hendricks ?
- Hanrahan est toujours aussi bouleversé, répond Hendricks. On lui a fait passer des tests psychosociologiques pour avoir une idée de sa psychodynamique. Mais les données recueillies jusqu’ici confirment son histoire.
- La régression sous hypnose a-t-elle donné des résultats ? demande Doyle.
- Pas de chance. Je n’ai pas pu le mettre suffisamment à l’aise pour l’amener à un état préconscient.
- Fais tout ce qu’il faut pour le détendre. Même si, pour cela, il faut organiser la cérémonie du thé.

Le lendemain matin, à l’Institut Mc Martin.

Hendricks essaie de mettre Hanrahan sous hypnose. Il y parvient.
- Dites-moi ce que vous voyez, lui dit-il.
- Ma ferme. Je dois aller nettoyer le chemin.
- Pourquoi ?
- Un arbre est tombé à cause de la tempête.
- Quand y a-t-il eu une tempête ?
- C’était la nuit dernière, répond Hanrahan. Après une pause, il s’écrie : « Bon Dieu ! »
- Qu’y a-t-il ? demande Hendricks. Que se passe-t-il ? Que voyez-vous ?
- Une lumière. Comme un caillou dans l’eau mais y a pas d’eau. Je suis cerné. Aidez-moi !
- Continuez, s’il vous plait. Que voyez-vous maintenant ?
- Ca a disparu ! Ma maison… ma famille… plus rien.
- Maintenant que voyez-vous ?
- Je suis dans mon champ. Mais tout a changé. Une vive lumière. Une bête qui gronde sur la route. Où suis-je… ?

Plus tard dans la journée, dans le domaine de Lester. Donner et deux autres enquêteurs de l’OSIR sont invités dans la grande maison par la propriétaire des lieux, Lucille Lester.

- Merci du fond du coeur de nous donner un peu de votre temps, Mme Lester, dit Donner. Ce projet est d’une importance capitale pour le groupe universitaire chargé des questions d’histoire.
- Heureuse de vous aider à perpétuer notre héritage, répond-elle tout en leur faisant visiter la maison. Cette maison a été construite en 1809. 
- Et auparavant, qu’y avait-il sur les lieux ? demande Donner.
- Des terres agricoles.
Donner regarde un des portraits accrochés au mur et y voit un homme qui est le portrait craché de John Hanrahan. En s’excusant, elle appelle Doyle sur son portable.
- C’est incroyable, lui dit-elle. C’est lui.
- Tu veux dire que tu crois que c’est lui, dit Doyle.
- Tu marques un point, dit Donner. On continue de faire semblant ?
- Ne leur dis rien, pas encore. Tâche de découvrir tout ce que tu peux à propos de l’histoire de cette famille.
Juste à ce moment un enquêteur tend des documents à Doyle.
- Ne quitte pas. Les recherches généalogiques révèlent que les Lester sont les descendants d’un certain John Hanrahan.
Donner raccroche et retourne au salon. Lucille Lester est maintenant aux côtés de sa fille, Meagan.
- Puis-je m’enquérir au sujet de ce personnage remarquable représenté sur ce tableau ? demande Donner, désignant le portrait de « Hanrahan ».
- C’est sûrement Sir Stewart Lester, répond Meagan. C’est un artiste local qui l’a peint en 1731. Sir Stewart a installé le premier moulin à orge dans la région en 1702 et a été fait chevalier par la reine Anne.
- Et qui étaient les parents de Sir Stewart ? demande Donner.
- La mère de Sir Stewart, Regina, s’est retrouvée orpheline à l’âge de sept ans après que son père ait disparu et que sa mère soit morte de consomption, répond Mme Lester. Elle a été élevée par une tante.
- Est-ce que par hasard vous sauriez le nom de son père ? demande Donner. Celui qui a disparu ?
- Non, il n’a pas disparu, dit Meagan. Il s’est enfui. Probablement pour l’Amérique.
- Mais non, Meagan, dit Mme Lester en la grondant. Ce sont des racontars. La vérité c’est que personne ne sait pourquoi John Hanrahan a quitté sa famille.
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Re: Un homme hors du temps

Message par Passiflore le Dim 23 Avr - 17:59

Le soir, à l’Institut Mc Martin.

L’équipe d’OSIR s’est réunie pour une table ronde.
- Il est très instable, dit Hendricks. Il manifeste tous les symptômes d’un stress post-traumatique. Il n’est même pas capable de comprendre ce qui a bien pu lui arriver.
- J’ai le rapport du labo concernant les vêtements et les effets personnels du sujet, dit Axon. Ils ont l’air d’être authentiques. Mais pas de pièces vintage. Les fibres correspondent exactement aux fibres de cette époque, cependant elles n’ont pas vieilli de plus de cinq ou dix ans.
- Ca serait difficile à faire, dit Hendricks.
- Ce ne serait pas impossible, dit Doyle. J’irai moi-même en parler à Mme Lester et lui expliquer la situation. Nous avons besoin du concours de la famille.
Le lendemain, au domaine des Lester.
Doyle explique la situation à Mme Lucille Lester et à sa fille, Meagan.
- C’est absurde ! dit Mme Lester. Insinuez-vous que cet homme est en réalité le John Hanrahan ? Ce sont des sottises !
- Il y a des preuves qui étayent ses déclarations, dit calmement Doyle. Ce qui pourrait nous aider, c’est un test ADN comparatif.
- J’en ai assez entendu ! dit Mme Lester. Je crois qu’il est temps pour vous de partir !
- S’il vous plait, dit Doyle, réfléchissez.
Comprenant que Mme Lester est bouleversée par cette information, il quitte la maison. Comme il est près de sa voiture, sur le point de monter, Meagan s’approche.
- Je vous fais mes excuses pour ma mère, dit-elle. Elle a parfois l’esprit étroit.
- Comprenez bien que nous essayons de vous aider, Meagan.
- Professeur Doyle, cet homme… aurait-il vraiment pu voyager dans le temps ? demande Meagan.
- C’est ce que nous essayons de découvrir.
- Et ce test ADN que vous avez proposé… ça vous aiderait dans votre enquête ?
- Oui.
- Alors, je le ferai, répond Meagan.
De retour à l’Institut Mc Martin, plus tard dans la journée.
Doyle note dans son journal que l’ADN de Meagan s’accorde parfaitement avec celui de John Hanrahan. Ce dernier est assis dans la salle d’observation avec Hendricks.
- M. Hanrahan, dit Hendricks.
- Monsieur, appelez-moi John, si vous voulez. C’est comme ça que mes amis m’appellent.
- Savez-vous où vous êtes ?
- Je sais maintenant que je suis au purgatoire. Dans les limbes, près d’entrer au Paradis ou être damné en enfer.
- Vous croyez que vous êtes mort ?
- De ça je n’ai aucun doute. Et c'est vous, Monsieur, qui serez mon juge. À vous de décider où j’irai passer l’éternité.
- John… Je vous assure…
- Inutile de finasser. Je me tiendrai comme il faut, je le jure. Je sais que vous avez un bon fond. Vous m’aiderez à trouver le chemin jusqu’au chœur des anges.
- Mais je ne suis pas un ange. Ou un saint. Je suis un homme. Un docteur.
- Je vois à l’éclat de vos yeux, Monsieur, que vous avez la connaissance de ce vaste inconnu qui est la fin du voyage pour les hommes. Je sais que vous me montrerez le chemin.

Dans le labo mobile de l’OSIR, tard le soir.

L’équipe d’OSIR est réunie. Donner montre la carte actuelle de Bedforshire sur l’écran. Elle passe à l’image suivante : « Cette carte par transparence est une carte de 1638. » Elle désigne une zone sur la carte : « C’est Spotswood, l’endroit où la propriété de Hanrahan devait probablement se situer. Et ceci, là où les Boswell l’ont rencontré. »
- Professeur Axon, est-ce que la zone où est située sa propriété est comprise dans nos estimations ? demande Doyle.
- Nous avons effectué tous les tests possibles sur le site, répond Axon. Ils se sont tous révélés négatifs. Cela nous aiderait si M. Hanrahan pouvait nous montrer le lieu exact où il est apparu.

Le lendemain, l’équipe d’OSIR accompagne Hanrahan sur les terres agricoles.

Hanrahan porte un biofeedback qui enregistre toutes les données de son état physique.
- John, nous avons besoin que vous nous conduisiez à l’endroit où vous vous êtes retrouvé après avoir vu cette vive lumière, dit Hendricks.
- Je ne sais pas si je peux. Mais je ferai de mon mieux, dit Hanrahan. Vous me mettrez de nouveau à l’épreuve, Monsieur. Je gagnerais vos faveurs si cela devait me prendre mille ans.
- John, dit Hendricks, nous essayons juste de vous aider.
Quelque chose attire le regard de Hanrahan. Haletant, il court vers l’avant. Hendricks le suit. Hanrahan s’approche des ruines. Il touche le mur de pierre du pigeonnier.
- Mais c’est ma terre ! s’écrie-t-il, angoissé. J’ai bâti ce pigeonnier de mes propres mains. Je le connais !
Doyle secoue la tête. Hendricks pose sa main sur l’épaule de Hanrahan pour le réconforter. Ce dernier les regarde, les larmes aux yeux.
- Il n’y a rien de plus que nous ne puissions faire, dit Doyle.
- J’ai échoué, alors, Monsieur, dit Hanrahan. Tout est perdu.

Dans le labo mobile d’OSIR, plus tard dans la journée.

L’équipe tient une conférence.
- Une théorie ? demande Doyle.
- Difficile à dire, propose Axon. Subconsciemment, il aurait pu se téléporter en se dématérialisant puis se rematérialisant d’un endroit à un autre : la théorie d’un vortex psychokinétique.
- Et si c’était un dédoublement corporel ? Une forme de réincarnation ? demande Donner. A la suite d’un désir impérieux et subconscient, il acquiert la conscience éthérée d’une vie passée qui investit sa présente incarnation.
- Nous n’avons justement pas assez de preuves pour soutenir une explication scientifique, dit Doyle. Et puisque nous ne savons pas comment le renvoyer chez lui, s’il vient du passé, alors nous avons le devoir de l’aider à s’adapter.
- Hanrahan souffre toujours d’une expérience hautement traumatisante, dit Hendricks. Notre priorité est de lui apporter quelques conseils. J’aimerais qu’il puisse vivre dans un milieu plus accueillant.

Dans les couloirs de l’Institut Mc Martin, quelques heures plus tard.

Doyle et Hendricks se dirigent vers la chambre de Hanrahan. « Cette nouvelle devrait le réjouir », dit Doyle.
- Je crois qu’il ne sera que trop heureux de quitter enfin cet endroit, dit Hendricks.
Le garde déverrouille la porte de la chambre. Hendricks fait un pas à l’intérieur, et fait face à Hanrahan, mort. Il s’est pendu.

Dans le labo d’OSIR, le lendemain.

Dernière entrée dans le journal de l’OSIR, rapportée par Doyle :
« J’ai pratiqué une autopsie, qui confirme la thèse que John Hanrahan a vécu il y a près de 400 ans. La structure cellulaire, les enzymes stomacaux et les relevés sanguins s’accordent avec celles d’un adulte mâle du 17e siècle. Quant à la façon dont il est apparu à notre époque, nous ne pouvons que spéculer qu’il s’est retrouvé confronté à un phénomène qui l’a téléporté instantanément plus avant dans le temps. Ce phénomène, quel qu’il soit, demeure mystérieux. »


PSI FACTOR (chronicles of the paranormal), publié by Dan Ackroyd
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