Les murs savent

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Les murs savent

Message par Passiflore le Lun 3 Avr - 12:26

Bonjour,
Je m’appelle Caroline, je viens de découvrir ce site, et je le trouve très intéressant. Aussi lorsque j’ai lu les témoignages, je me suis dit que mon histoire pouvait peut-être vous intéresser.
Mon histoire commence lorsque j’avais sept ans. Nous vivions, mon père, ma belle-mère et moi dans un petit village où il n’y avait personne d’autre que nous la plupart du temps.
Je faisais des crises de somnambulisme. Je descendais prendre mon petit déjeuner à 3 heures du matin !
Une nuit, mon père s’est réveillé en sursaut. Il avait entendu ma fenêtre grincer. Il faut savoir que les fenêtres de l’étage sont à ras le sol et qu’il n’y avait qu’une petite balustrade pour empêcher les accidents ! Quand mon père a entendu la fenêtre s’ouvrir, il s’est aussitôt précipité pour voir ce que je faisais. Bien lui en prit, j’étais en train d’enjamber la balustrade. Lorsqu’il m’a prise dans ces bras, je me suis réveillée et je disais : « Mais le petit garçon voulait que je saute, il me disait que c’était amusant ! Il me disait que j’allais jouer avec lui ! »
D’autres soirs, lorsque je touchais quelque chose, ça devenait énorme. Une fois, je me suis touchée la lèvre, et je ne vous raconte pas combien j’ai eu peur ! Pourtant, lorsque je regardais dans le miroir, ma lèvre était normale.
Ma belle mère est tombée enceinte, et ma maison fut bientôt trop petite, nous avons donc dû déménager. Mon père faisait le tour des agences. Un soir il est revenu en disant qu’il avait trouvé une maison pas mal, mais qu’il allait y avoir beaucoup de travaux à faire. Et à ce moment précis, je lui ai fait un descriptif précis de la maison. Je ne l’avais jamais vue.
Au début mon père a cherché où est-ce que j’aurais pu voir la maison, mais ce fut vain.
Je n’aimais pas cette maison avant de la voir de mes propres yeux. Nous avons emménagé au mois de décembre je crois. Les premiers temps se passèrent plutôt bien, même si je n’étais pas vraiment à l’aise. Je ne me levais plus la nuit.
Et pourtant, je dirais que c’était le calme avant la tempête. Ce qui se préparait était bien pire que tout ce que j’avais pu vivre avant.
Ma chambre se situait au rez-de-chaussée, et elle était bien décorée, à mon goût, mais rien n’y faisait, je n’étais pas à l’aise. Une nuit je me réveillais en sursaut, en hurlant, en pleurant. Mon père me consola et je me recouchais. Et le même scénario se répéta, jusqu’au matin. Mon père me demanda au petit déjeuner si j’avais fait un cauchemar. Je fis juste un signe de tête, j’étais encore trop choquée par ce que je venais de « voir ».
Plusieurs nuits se succédèrent pareillement. On me menaça d’aller voir un psychologue si je ne voulais pas raconter mon cauchemar. Je m’y résignais donc :

« J’arrive dans la grange, mais pas comme elle est maintenant, elle est fermée et elle est plus propre à l’intérieur. Bref, il y a un garçon à la peau assez colorée et aux yeux verts, en train de couper du bois avec une hache. J’entre, il me sourit. Je me mets au fond de la grange et j’observe la scène. Il y a alors une dame qui entre. Elle est assez petite pour son âge, elle a 30 ans, elle est blonde, les cheveux longs et un peu frisés, les yeux... (je me suis mise alors à hoqueter). Elle a des yeux bleus très clairs, le garçon a peur de la femme. Elle est habillée dans une grande robe blanche, comme les dames d’autrefois. Le petit garçon pose sa hache par terre et regarde la femme, il ne se passe rien pendant un moment, mais moi je sais ce que la dame va faire. Puis elle se baisse pour ramasser la hache et elle l’enfonce dans le ventre du garçon, puis partout sur lui. Il y a du sang partout, c’est horrible, je voudrais crier pour que quelqu’un vienne mais je n’y arrive pas (à ce moment-là je pleurais carrément).
Puis la dame se tourne tout doucement vers moi, elle me sourit et lève sa hache en s’approchant de moi. Elle n’a pas de sang sur sa robe. Toute la grange est peinte en rouge du sang du garçon sauf elle."
C'est à ce moment que je me réveillais.

Voilà, j’avais raconté mon rêve à mon père, je ne voulais pas aller chez le psy. J’y suis pourtant allée un peu plus tard, j’avais des séances toutes les semaines. Au bout de deux mois, ça n’a rien donné, le psy me trouvait  « normale ».
Que faut-il en penser ?

On m’envoya dans les Alpes chez mon oncle, pour me changer les idées. Quand je suis revenue, on avait changé ma chambre de place. J’étais à présent à l’étage. On fit un essai. Mais je savais que j’y serais bien. Depuis je ne fais plus de cauchemar. J’ai appris à vivre avec, car bien entendu, ils se manifestent toujours ! Les objets qui tombent alors qu’ils étaient placés loin du bord…
Et puis, il n’y a pas longtemps, j’ai pris conscience qu’il y avait autre chose : j’avais des prémonitions. Un exemple très flagrant : une de mes meilleures amies avait postulé pour entrer dans une école hippique. Dès le départ je lui ai dit qu’elle serait prise. Mais elle était sur liste d’attente. J’étais frustrée, j’étais sûre de moi, elle devait être prise à son école !!! Je n’y ai plus pensé… jusqu’à hier ! Mon amie m’a appelée en me disant que finalement elle était prise !
A ce moment là, j’étais sûre qu’il y avait vraiment quelque chose; pourtant avant je ne croyais pas aux «  voyants ». Mais je pense plutôt que c’est quelque chose qui me souffle ce qui va se passer… Une « voyante » m’avait envoyé un dossier sur moi et j’ai été obligée d’admettre que c’était juste, cette même personne m’avait annoncé que j’avais un don. J’en ai à présent la certitude.
Même si c’est parfois très lourd à porter puisque j’ai eu quelques explications à mon cauchemar d’antan : ma cousine travaille dans une grosse boîte informatique et elle a accès à des logiciels très avancés. Un jour elle a voulu prendre une photo de moi pour voir à quoi je pourrais ressembler à l’âge de trente ans. J’en ai fait un malaise.
J’avais devant les yeux, à quelques différences près, la femme de mon rêve ! Pour les yeux, ils étaient bien bleus, mais pas si clairs que dans mes souvenirs.
Une autre fois, je me suis mise en colère après ma belle mère qui insultait mon père… quand je suis remontée dans ma chambre, ma cousine, qui était là, a tenu à me prendre en photo, je ne comprenais pas pourquoi… elle m’a montré son numérique et j’ai vu la couleur de mes yeux à ce moment là… ils étaient bleus pâles, presque transparents !
Là, je retrouvais la femme de mon cauchemar.
Puis j’ai appris qu’il y avait eu un meurtre dans ma maison, un beau père qui revenait de la guerre 39-45, mais qui avait été engagé auprès des Allemands. Il avait de fortes tendances nazies. Sa compagne avait eu un fils avant de le rencontrer. Ce fils était métis avec des yeux verts. Il s’est fait tirer dessus par le beau-père une fois que celui-ci était ivre. Ce sont les anciens de mon village qui m’ont raconté ça. Sauf qu’on n’a jamais retrouvé le corps…

Serait-ce lui qui me souffle dans l’oreille les évènements à venir ?
Et que signifie mon rêve ?

Je n’en sais rien et j’attends vos réponses !!!

Caroline



Publié par Fée le 25 juillet 2006
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